Courteeners + PonyPony Run Run à la Maroquinerie le 24/01/08

C'était la première fois qu'on allait au concert pour la première partie, par chance la deuxième partie valait le coup, mais vraiment. Ma mère avait découvert Pony Pony Run Run au concert de Mypollux, je n'étais pas là ce jour là, ma mère s'est dit que, me connaissant, j'allais a-do-rer, mais cette nouille en achetant le CD, a oublié de le faire dédicacer par le synthé, que c'est bête, on allait devoir retourner les voir en concert. Pour les Courteeners, on avait lu, la veille du concert, sur NME.com, que c'était la grosse hype de la nouvelle année. Bon ben, que demander de plus.

Ce jour là, on est même arrivées en avance, exceptionnel ! En faisant la queue, on aperçoit les Courteeners, qui rentrent backstage. Les portes s'ouvrent, on se place au premier rang, tout le monde est en retrait, la salle n'est pas pleine. Le roadie place une guitare juste devant moi, une Yamaha, je crois, elle est toute blanche et son design ressemble à celui d'Apple, elle est trop belle. Je demande « - Hey, quand ils rentrent, on pousse des petits cris aigus, type groupies hystériques ?
- On pourrait hennir, ce serait plus drôle, dit ma mère en se marrant.
- Ouais c'est ça hennissez, s'exclame le chanteur qui vient d'entrer en scène.
- Mais moi je sais pas hennir, je gémis."
Le chanteur empoigne sa superbe guitare I-pod (I-guitar aussi c'est pas mal), et entonne, avec sa voix aiguë, un morceau tubesque aux airs de fête foraine. On se met à danser comme des folles, toutes seules. On se demande d'ailleurs comment font les gens pour ne pas danser, moi, même si je pense à autre chose, mon sub(in)conscient me fait danser. Eux apparemment, n'ont pas de subinconscient.

On peut facilement dire que les Pony m'ont épuisée, à l'entracte je suis lessivée, mais impatiente du concert des Courteeners, et de découvrir un nouveau groupe.

Les Courteeners entrent en scène, des filles, à fond, se mettent juste derrière nous. On forme un petit bloc de gens à fond. Le bassiste me plait bien, il a une façon de jouer de la basse qui est trop mignonne, il croise ses pieds en jouant. Quand le chanteur parle, on ne comprend rien, ça me rassure, pour une fois, je suis pas seule. On hurle comme des dingues. Les Courteeners sont trop forts, leurs morceaux sont géniaux, sincèrement, c'était un super concert !

A peine sortis de la salle, les Courteeners apparaissent devant le resto, ils se sont téléportés !!! (héhéhé lol). Ma mère vient aborder deux d'entre eux, le guitariste, Conan et le batteur, Michael, mais avec leur accent terrible de Manchester, ma mère capte que dalle et les oblige à répéter trois fois chaque phrase prononcée, soit dit en passant, je ne comprend rien, même au bout de la troisième fois. Les deux nous dédicacent la set list, en français et sans faute, tout fiers de leur dédicaces, ils vont la montrer à leur pote, Dan.

Le bassiste, celui que j'aime bien, est à l'intérieur du bar en peine discussion avec un couple, (pas si timide que je ne le pensais le guy), on s'approche, il continue à discuter vivement avec les deux français. Maman, me fait signe d'intervenir, de dire quelque chose. Je lui gueule : « - Nan mais arrêtes, tu sais très bien que je avoir l'air conne ! » . Les français et le gentil bassiste se tournent vers moi, l'air interloqué « C'est bon, c'est déjà fait. Can you sign, please ». Il se met à l'½uvre, tout en parlant cette langue étrange et incompréhensible qu'on appelle anglais. Je perçois quelques mots, qui me font comprendre que ma mère lui parle du public français, qui est assez étrange, il attend de voir que c'est bien dans la presse avant d'aimer, le mec des Klaxons l'avait dit dans une interview. Je tente une phrase avec un accent français de chiotte « wen zey Know ze miousik, zey jump, beut if zey dont know, zey dou nofing » Le mec, met un temps avant de comprendre, je me demande même si il a compris, mais ma mère rattrape le coup en sortant une super tirade sur la froideur et la psychologie étrange des Français. Le chanteur, apparaît dehors, on va donc lui demander une dédicace, pendant ce temps là on est censées commander un plat à la serveuse, mais on abandonne lâchement la table à laquelle on s'était installées.

Le chanteur, Liam, parle un anglais encore pire que les trois autres, Je suis complètement larguée, je le regarde comme deux ronds de flan tandis qu'il débite ses phrases à 100 km/h. Il interpelle Dan, leur pote du merchandising, et lui dit d'aller chercher des T-shirts et des CDs dédicacés pour tout le monde. Dan refuse « Oh Dan, you're so lazy ». Ma mère prend sa défense, ce qui lui vaut un câlin de la part de Dan. Le chanteur nous dit que ça fait rien et qu'on lui enverra un message par Myspace et qu'il se débrouillera pour nous les envoyer. Un bordel sans nom. Finalement, Dan va chercher les T-shirts et les CD dans le camion. Ce Dan, quel héros.

Le batteur de Pony Pony sort, je lui demande une dédicace, et je lui dis que ça fait du bien de communiquer en français. L'autre se moque de moi et commence à parler anglais « Oh non, s'il vous plait, j'en peux plus » Il se marre et appelle le reste du groupe, le mec au synthé se rappelle de ma mère, il a l'air super content qu'on soit revenues « La prochaine fois, je ramène toutes mes copines, c'est promis ! ». On réussit enfin à manger, et à la sortie de la Maroquinerie, on tombe sur le chanteur (Liam), fait comme un petit pois, qui distribue des roses à tout le monde, il nous fait la bise à la polonaise (trois bises) avant de nous quitter.

Vraiment les Courteeners sont les plus gentils Anglais du mooooonde entier.
Courteeners + PonyPony Run Run à la Maroquinerie le 24/01/08

# Posté le mercredi 30 janvier 2008 16:00

Modifié le mardi 12 février 2008 08:20

Les Hushpuppies à Sannois le 19/01/08

C'était notre deuxième concert à Sannois, où on avait failli mourir, à croire qu'on est suicidaires. J'avais peur pour Marion parce que c'était son premier concert, elle allait être traumatisée par le pogo. Elle, par contre n'avait pas l'air d'angoisser. Toutes les copines étaient excitées comme des puces, moi je stressais. A six dans la bagnole, Oui-fm à fond, on est parti pour Sannois.


En sortant du parking, on remarque que la file d'attente est composée de gens qu'on connaissait déjà et qui avaient pogoté, notre mort devenait de plus en plus sûre. On gruge tout le monde pour retrouver nos copines, Gaby et Marine. Elles n'iront pas devant la barrière de peur de se faire déchiqueter, Delphine, Géraldine, Marion et moi sommes courageuses, on se colle contre la barrière. La première partie commence, Housse de Racket qu'ils s'appellent, ils sont habillés comme de joueurs de tennis. Le public est hyper réceptif, il commence à pogoter, le mec qui avait emmerdé Gaby et Marine commence à se frotter à ma mère, qui lui remonte les bretelles à coups d'injures, un autre gars du public lui dit que le gars en question est complètement dingue et qu'il vaut mieux pas trop faire chier. C'est vrai qu'il a carrément l'air en transe. Heureusement, il s'en va faire chier quelqu'un d'autre. Le public devient fou, on gueule le nom du chanteur, « Olivieeeeeer !!!! ». Le rideau se lève sur la scène obscure, les Hush entrent en scène dans les cris du public de Sannois. Tout le monde est à fond, Olivier aussi. Et pour le montrer, il se jette dans la foule, dès le premier morceau. Il remonte sur scène par notre côté, Delphine Maman et moi, on peut donc profiter de son passage au dessus de nos têtes ; ça commence sérieux à pousser sur les premiers rangs, c'est-à-dire nous. On perd Géraldine de vue. Des mecs bourrés et des nanas hystériques montent sur scène, l'une d'elles va même faire un bisou à Olivier qui joue du synthé, et que tout ce petit monde commence à énerver. Il se met à repousser ceux qui montent sur scène dans la foule. A ce moment-là, on se met à hurler comme des folles pour remercier Olivier, surtout Delphine, étant donné que sa tête sert de passage à tous les mecs qui se jettent dans la foule de notre côté. Le truc énervant, c'est que c'est toujours les mêmes qui montent sur scène. Une fois, c'est marrant, après c'est carrément chiant.
Géraldine nous raconte, à la fin du concert, ses péripéties à travers la salle et Delphine nous explique qu'elle a failli tuer un mec et que si elle le revoit, elle hésitera pas, elle le déchiquettera, elle a super mal à l'épaule à cause de lui. Je fixe le défi avec ma mère, l'une de nous devra être cap' de demander à Olivier, s'il chante différemment depuis qu'il s'est percé la langue. Le gars du synthé discute avec des gens, mais notre temps de réaction est tellement long qu'il part avant même qu'on ait pu lui parler. Il y a foule au merchandising. Olivier et ses potes dédicacent des affiches, on attend que tout le monde (ou presque) se soit barré pour aller leur parler. C'est le moment de poser la question stupide. Ma mère se lance, je l'interromps:
« - Est-ce que tu chante différemment depuis que tu t'es percé la langue ? »
Olive réfléchit, il nous dit que c'est pas si débile comme question et qu'il y avait lui même réfléchi, en fait non.
Le guitariste renchérit :
« - D'autres questions débiles ?
- Euh, vous aimez le Nutella ? demande Delphine
- Ah oui c'est ma drogue, surtout ne commencez pas, sinon vous êtes perdues.
- Oh non, j'ai commencé ! » dit Delphine d'un ton larmoyant.

Hier, j'ai reçu un mail de Marion, qui me disait qu'Olivier pondu à son mail !!! Moi je vous dis, les Hush c?est vraiment des gens bien !

On les aime !!! ^^






Les Hushpuppies à Sannois le 19/01/08

# Posté le dimanche 27 janvier 2008 13:16

Modifié le mardi 12 février 2008 07:09

Deportivo à Trappes le 18/09/08

Pendant que les folles étaient à l'avant première de Sweeney Todd, j'étais au concert de Deportivo à Trappes. Le Mappy indiquait 20 min de trajet, on a mis trois quart d'heure à y arriver. En fait on n'a pas réussi à trouver l'A 13 ou un truc comme ça, enfin en gros on s'est perdu. Oui-fm diffusait le live des Wombats, ça donnait grave envie d'être le 20 mars au Trabendo. Mais là on allait voir Deportivo et pas les Wombats. On débarque dans la salle au début de la première partie. Ils sont quatre dont un fou qui joue du violoncelle, et je peux vous dire un riff de violoncelle électrique, qu'est-ce que c'est bon !! Le truc, c'est qu'on sait même pas comment ils s'appellent vu qu'on est arrivés en plein milieu du concert. A la fin, au moment de ranger leurs instruments, on discute avec le violoncelliste fou qui nous file l'adresse de leur myspace. (http://www.myspace.com/histoirede pour les intéressés)

Megane n'est pas venue. On l'a cherchée mais on ne l'a pas trouvée. On essaie d'envoyer un SMS, et c'est à ce moment là que le concert commence (merci la loi de l'emmerdement maximum), le groupe enchaîne trois morceaux (de 2 min chacun lol ) d'affilée sans donner une seconde de répit au public qui commence déjà à fatiguer. Le chanteur commence à nous parler de Bois d'Arcy (leur ville d'origine). Après quelques autres morceaux (pas très longs non plus) ils jouent Parmi Eux (ma préférée) qui dure 1 min 30 à peu près, un (trop) court et pur moment de plaisir. Par la suite, le groupe fait monter des gens sur la scène « Qui sait jouer de la guitare parmi vous ? ». Un premier se présente, gratte les cordes et dit dans le micro « En fait, je sais pas jouer de la guitare, je suis meilleur en pogo ! » et il saute dans la foule. Le deuxième s'avère beaucoup plus doué que le premier, il joue un morceau avec le groupe, le chanteur lui dit « Tu connais tout notre répertoire, parce que tu peux finir le concert sur scène si tu veux. ». A la fin du concert, ils l'emmènent backstage.

On va acheter l'album d'histoire de et je manifeste l'envie de rencontrer le groupe, le gars du merchandising me dit qu'il sont dans la salle. On y va donc. La salle est quasi-vide, au fond se trouvent le bassiste, accompagné de quelques personnes qui ont l'air beaucoup plus à l'aise que moi. Je demande à ma mère « Tu m'accompagnes hein?! », « Oui, qu'elle me répond, je serai en mode back up », angoissée, je lui demande si elle peut pas assurer le mode together-simultané, une réponse plus que négative me revient dans la tronche. Je me plante devant le mec, prête à sortir une tirade mortelle (du type, tu signes mon affiche s'il te plait), mais rien ne sort, ma mère vient à la rescousse « Je crois que ma fille veut que tu lui dédicaces son affiche », je renchéris « Oui, oui » en agitant ma tête comme une conne. Heureusement l'autre est compréhensif, il signe et appelle le batteur pour qu'il laisse, lui aussi, sa dédicace. Et voilà, maintenant, j'ai mon affiche dédicacée, où le bassiste de Deportivo me souhaite bonne nuit (c'est trognon).

Deportivo à Trappes le 18/09/08

# Posté le dimanche 27 janvier 2008 13:12

Modifié le mardi 12 février 2008 08:18

BB Brune et Tellers à la Cigale le 19/12/07

C'était le premier concert de Géraldine et on y allait avec Delphine et un autre copain, Jérémy, on avait un peu peur à cause de l'hystérie que causaient les BB Brunes chez la fille branchée et snob, j'ai nommé la pute à frange, elles allaient grouiller par centaine dans la Cigale et il fallait s'y faire, c'est donc pour cela qu'on n'a pas expérimenté la fosse. Ce jour-là, on est presque arrivé à l'heure. La salle est presque pleine et la moyenne d'âge doit se trouver près de 16 ans, comme par hasard, enfumée, c'est dingue comme le (la) jeune con(ne) de base a besoin de fumer pour se sentir grand(e) et rebelle, ceci-dit tout le monde est comme ça maintenant et ça ne l'empêche pas d?être bien sympathique.


La première partie débarque dans les cris des fans des BB Brunes. Au bout de 2 morceaux, je réussis enfin à identifier le groupe, ce sont les Tellers, un groupe de dedfichs que les Inrocks adooooorent. Il faut dire aussi que le Teller est carrément canon, ce qui leur vaut, à tous les deux, un public chaud comme la braise qui hurle. Ils font d'ailleurs remarquer qu'ils n'avaient jamais eu de public comme ça auparavant et que ça leur fait plaisir.
Les deux beautés fatales quittent la scène, la tension monte, les nanas hurlent comme des fans de Tokio Hotel à chaque fois qu'un roadie apparaît. Enfin les lumières s'éteignent, la fosse frise la folie furieuse. Les BB Brunes entrent en scène et balancent je ne sais plus quel morceau génial de leur album. La fosse est au bord de l'explosion, il suffit juste de tendre le bras par dessus la barrière pour sentir qu'il doit bien faire cent degrés en dessous. Les chansons tubesques se suivent, ils nous font même une reprise des White Stripes, qui, pour moi, prouve que ces mecs sont des vrais pros musicalement. Leur show est hyper-carré, les morceaux s'enchaînent parfaitement, enfin bon, un bête de concert pour résumer.


Comme si on n'en avait pas fini avec la foule, une émeute se forme au niveau du vestiaire. On en profite pour acheter l'album des Tellers et pour aller demander une signature au guitariste qui nous avait fait craquer (surtout Delphine). J'arrive à lui demander l'autographe et la photo toute seule, en même temps, c'est plus facile quand il parle ma langue. Il ne prononce pas un seul mot, à croire que trois gamines de 14 ans le traumatisent.
On finit par sortir, ou plutôt à se faire virer par les vigiles alors que le deuxième Teller vient d'apparaître, carrément rageant. On décide donc que si on n'attend pas les BB Brunes, on l'attendra, lui où alors les 1990's : ce soir là, ils ont joué à la Boule Noire (juste à coté), et je crois que ma mère aurait bien aimé les voir, eux. Son plan consistait à aller voir leur tête sur Internet et à les attendre. Le problème, c'est qu'on n'est pas allé voir à quoi ils ressemblaient. On s'est dit que si on croise des Anglais à la sortie de la Boule Noire, ce sera peut être eux. C'est à ce moment là qu'un type avec un instrument à la main sort et échange deux mots en Anglais avec un autre gars, il doit avoir la quarantaine et il a un look super classe, les deux mamans gloussent. Il nous lance un vague regard, on le suit des yeux, à huit, comme deux ronds de flan (à 16 en fait). Évidemment, on est grillé, ma mère se jette à l'eau « Are you from. the 1980's ? », la nouille vient se gourer dans le nom du groupe, elle a 10 ans de retard, l'Anglais la rectifie, elle continue, moi, je suis morte de rire. En fait c'est le gars de la première partie, Medi and the medicine show, il nous explique que les 1990's ont une after au Truskell, les deux sont tentées, mais elles sont obligées de s'occuper de la colo. On prend une photo et il s'en va.


On retourne devant la Cigale, où la foule de putes à frange s'est dissipée au point de ne laisser que quelques personnes qui ne sont pas des putes à frange. On sympathise avec une fille et son père, avec qui on partage nos dernières expériences de concert. Au bout d'un quart d'heure, il ne reste plus que nous. On se pèle juste un peu beaucoup les meules, tandis que les BBB sirotent une coupe de champagne à l'intérieur, et comme si on n'avait pas l'air assez cons, deux putes à frange, des vraies de vraies, viennent nous narguer à travers la porte vitrée, suivies du batteur, une coupe de champagne à la main, sa copine dans l'autre. Puis plus rien, ma mère s'énerve, elle nous dit « vous savez ce qui serait vraiment punk ? On glisse un message assassin par dessous la porte et on fait tous un doigt d'honneur et on se casse », et c'est ce qu?on a fait. On était tellement révolté qu'on a essayé d'appeler les filles du mouv', à minuit moins le quart.


Le lendemain, je laisse un petit mot sur le myspace des BBB:


« Le concert à la Cigale était génial, sincèrement, ça se voit que vous êtes des pros, mais c'est pas parce que vous êtes des pros qu'il faut snober ceux qui vous attendent à la sortie et qui se pèlent. Ça vous aurait pas tués de passer juste un petit coucou et sincèrement on vous aurait pas bouffés. Si vous allez pas vers le public maintenant, vous le ferez jamais. »




Le teller et nous

BB Brune et Tellers à la Cigale le 19/12/07

# Posté le mardi 22 janvier 2008 13:09

Modifié le mardi 12 février 2008 07:18

Kill the Young à Sannois le 24/11/07

Pour introduire ce compte-rendu de concert, je vais vous faire ma thèse argumentée sur le POGO.
Le pogo est un effet de mode qui a fait son retour dans les festivals cet été, et qui consiste à:



+ faire chier le monde
+ rendre l'humain civilisé à l'état de primate
+ se frotter contre toutes sortes de masses moites, flasques, humides et puantes
+ transformer un super concert en un enfer
+ faire croire qu'on est au concert de Tokio Hotel à Bercy alors qu'on est au concert de Kill The Young en banlieue
+ J'ajouterais aussi que le pogo étant un mouvement horizontal de flux et de reflux et le sautillement frénétique étant un mouvement rapide et vertical, l'un empêche l'autre.
En ajoutant les dedfichs bourrés qui se font porter par une moitié du public et écrasent l'autre, tout ça pour monter sur scène et prendre un bain de foule. Ce genre de concerts n'est pas de tout repos ... pas de bol, j'y étais
...
On retrouve nos copines de concerts, on se raconte nos périples du festival des Inrocks. Hey Hey My My, la première partie commence. C'est vachement sympa dans le genre folk rock. le public de malades trouve quand même un moyen de pogoter, c'est à ce moment là qu'on se dit qu'on va mourir ...
Les pauvres Kill The Young étaient à Zurich la veille, ils débarquent en retard et sont obligés de faire la balance en direct live sous les cris de quelques fans hystériques qui auraient mieux fait de rester au concert de Tokio Hotel. Je réussis à déposer mon dessin (fait amoureusement pendant l'après midi) sur le bord de la scène. Tom, le chanteur, le remarque et l'emmène avec lui. Ouf ! Mission dessin accomplie, je peux enfin souffler ... en fait non ... je sens qu'on appuie sur mon épaule, je lève la tête et là un cul de mec m'arrive en pleine tronche ; instinctivement, je me baisse en criant, le mec arrive enfin à sa destination, la scène. Je me relève, les lunettes de travers, en le maudissant, non mais c'est vrai, on a pas idée de se faire un bain de foule pendant la balance !! Non mais quel con !
Le concert commence. On sent soudain une énorme pression contre les premiers rangs, c'est à dire nous. La main agrippée à la barrière, le bras tendu, essayant tant bien que mal de garder ma place et de pas faire mal à Gaby devant. A un moment deux salopes de fans de Tokio Hotel grugent les places de devant, on se retrouve séparées de nos copines, Gaby et Marine. Les dedfichs bourrés continuent de vouloir monter sur scène en nous écrasant ; il y en a même un qui manque de nous tuer. Maman le rattrape, il tombe, elle commence à le latter comme une dingue pour ensuite se rendre compte que son fils était tombé et que j'avais super mal au bras. Tom le chanteur demande alors très (trop) gentiment d'arrêter de faire les cons parce que ça peut être dangereux pour ceux de devant, surtout qu'il y a des petits, ensuite il se penche vers l'autre Tom (mon frère), lui fait un clin d?½il et lui file son médiator à lui et à personne d'autre, hahaha grillées les salopes de fans de Tokio Hotel, merci Tom (les 2). Le concert se finit en beauté sur All By Myself , une magnifique chanson caaaaaaaaalme. On entend des "I LOVE YOU" à un bout de la salle et des "TA GUEULE ! LAISSE LE CHANTER MERDE !" à l'autre bout, c'est assez drôle .



On a ensuite appris que Gaby et Marine se sont faites emmerder par un con qui pogottait et que quand elles ont râlé, l'autre a encore plus fait chier. C'est là que tu te dis qu'il y a des cons quand même.
Nos copines, qui veulent absolument leur photo, vont voir le manager au merchandising, on achète des affiches et des badges et puis surtout on demande où sortent les Kill The Young. Il nous répond que normalement, ils devraient pas tarder. On pose donc notre cul et je vais m'acheter un coca. Au moment où on ouvre les petits écoliers, Tom et Dylan apparaissent à l'autre bout de la salle. Le temps qu'on arrive Olly a débarqué à son tour ... et là trop la classe, ils nous reconnaissent et viennent nous faire la bise !!!!! J'ai pu pratiquer mon anglais à mort et ils nous ont fait plein de petits dessins à côté des dédicaces.
Ils sont trop sympas, je les aime !!!!!

Les Kill, nos copines et nous
Kill the Young à Sannois le 24/11/07

# Posté le mardi 22 janvier 2008 13:01

Modifié le mardi 12 février 2008 06:19